
Ce samedi 19 septembre, le Remous, petit cours d’eau alpin de 15 kilomètres avec ses affluents, a été officiellement célébré comme Site Rivières Sauvages. Sa labellisation engage désormais les acteurs du territoire dans un programme d’actions de cinq ans destiné à préserver son fonctionnement naturel.
Ces programmes ont besoin d’être financés. Maintenant.
Parce qu’il coûte toujours moins cher d’agir lorsque les premiers signaux apparaissent que lorsque la rivière est déjà dégradée. Il s’agit de financer des actions de sauvegarde des espèces, de mobiliser des collaborateurs, d’éduquer les enfants, d’associer les citoyens et de prendre part à la préservation d’un territoire.
C’est précisément ce que propose le Réseau des Rivières Sauvages aux entreprises.
Pourquoi cette urgence ?
Parce que les fleuves commencent petits. Un torrent, un nant, un ru, un ruisseau ou un affluent peuvent sembler anecdotiques. Ils ne le sont pas. Ils constituent l’amont du réseau hydrographique. Ce qui se produit sur ces petits cours d’eau donne parfois les premiers indices de ce qui pourra, demain, affecter les rivières et les fleuves qu’ils alimentent.
Les dernières observations de l’Office français de la biodiversité (OFB) sur les assecs et les ruptures d’écoulement des petits cours d’eau mettent précisément en lumière cette fragilité croissante.
Ces cours d’eau sont en quelque sorte les signaux faibles du système hydrologique.
Et c’est là que commence la préservation. Préserver ne signifie pas mettre la nature sous cloche. Il ne s’agit ni de revenir à un état originel fantasmé, ni d’empêcher les activités humaines.
Préserver, c’est observer et détecter :
- une modification des écoulements ;
- une biodiversité qui s’appauvrit ;
- une zone humide qui fonctionne moins bien ;
- une espèce endémique qui disparaît ou une espèce invasive qui prolifère.
Puis comprendre ces signaux et construire les programmes d’actions capables d’y répondre avant qu’ils ne deviennent des alarmes.
C’est exactement la philosophie défendue par le Réseau depuis des années. En 2021 déjà, devant une commission d’enquête de l’Assemblée nationale, il alertait sur le déséquilibre entre les moyens consacrés à la restauration des milieux dégradés et ceux destinés à maintenir en bon état les rivières qui le sont encore.
Le constat était clair : la politique de l’eau faisait encore trop souvent la part belle à la restauration au détriment de la préservation. Or une rivière en bon état rend déjà des services considérables : qualité de l’eau, biodiversité, habitats, régulation hydrologique, attractivité des territoires.
Sur le Remous, les enfants de l’école de Champagny ont par exemple réalisé une carte sensible de leur rivière dans le cadre du programme Graines de Rivières Sauvages.
C’est cela que le mécénat doit permettre de développer : une meilleure connaissance du milieu pour mieux le protéger. Pas seulement financer une structure.
Financer des programmes qui empêchent un signal faible de devenir une urgence coûteuse.
Et permettre aux entreprises qui les soutiennent d’y associer leurs salariés, leurs familles, leurs clients ou leurs territoires.

Car si donner est utile, s’engager est plus puissant. Comment le faire ?

*« Après réduction fiscale de 60 %, sous réserve de l’éligibilité de l’entreprise au régime fiscal du mécénat et des plafonds applicables. »
Vous souhaitez combiner partenariat et mécénat ? Des programmes sur mesure pour vos collaborateurs ou des suggestions ?
Contactez-moi ! J’accompagne les Rivières Sauvages depuis plus d’une dizaine d’années.
Pour en savoir davantage : Podcast de Laurent Degrave
Et découvrir nos ambassadeurs : ici
Et encore davantage sur le site : www.riviere-sauvage.fr



