Cérémonie en l’honneur des lauréats du concours « la France s’engage au Sud »

Le mardi 5 avril, s’est tenue à la Résidence de France, la cérémonie de remise des diplômes aux lauréats de l’initiative « La France s’engage au Sud ». Plus de 80 personnes étaient présentes pour mettre à l’honneur les deux projets lauréats : Kamerpad pour son projet relatif à l’hygiène menstruelle et « les vergers écologiques de Tayap » pour leur projet d’agro écologie et d’écotourisme.

 

Pour lire l’intégralité de l’article, c’est ici 

Les droits des femmes commencent aussi par la santé et l’hygiène !

serviettes-kit Kmerpad

Quand Ingrid Zilo m’a parlé de son association, j’ai d’abord été estomaquée !  Comment  les femmes pouvaient-elles être démunies alors que les menstruations existent depuis la nuit des temps ? !

Les femmes ont toujours su se protéger lors de leurs règles ! Idées reçues ! Oui, il y avait un savoir ancestral  et certaines mousses permettaient d’absorber le flux mais non ce n’était pas toujours la panacée.

De surcroît, on ne parlait pas des menstruations ou alors de manière allusive, et ce quelle que soit la région du monde où l’on se trouvait souvent. C’était sale, tabou donc  les solutions utilisées n’étaient pas toujours connues de toutes.

Les traditions et leurs transmissions se sont perdues. Par dessus tout, les modèles économiques ont changé.
Les rurales sont devenues citadines : moins d’intimité, moins d’espace pour se changer dans les écoles. Peu de toilettes et dans des conditions d’hygiène parfois sommaires,  souvent déplorables.

Dans les campagnes, beaucoup, paradoxalement, ont perdu le contact avec la terre et le savoir à propos des herbes qui soignaient ou permettaient d’aborder cette période lunaire avec le plus de facilités, s’est volatilisé.

On ne peut plus cultiver le coton ou filer le tissu …. et celui qui reste à disposition est rare…. et cher !  On le revend plutôt que de l’utiliser pour les règles. Il ne reste que les moyens de fortune.

Sans parler des coûts prohibitifs des protections jetables.

Et c’est ainsi que les menstruations sont devenues un problème de santé publique et sociétal : l’absentéisme scolaire et au travail, les risques sanitaires se sont révélés au grand jour.

C’est pourquoi j’ai été enthousiaste à l’idée de prendre en charge les relations médias d’un tel sujet.

L’association a été primée lors de la manifestation la France s’engage au Sud et la récompense est venue des mains de notre président  de la République. d’autres prix ont été obtenus en Suisse. Elle est suivie par la Fondation Elle.

Voilà les premières retombées médiatiques  dans Marie-Claire.

Lire l’article dans son intégralité

 

« Les menstruations ne sont ni un handicap, ni une maladie ! Parlons-en ! »

A quelques jours de la journée des droits de la femme, Olivia Mvondo Boum II, présidente de Kmerpad rappelle son combat engagé auprès des femmes et des jeunes filles pour leur fournir à moindre coûts des protections hygiéniques lavables. L’organisation sera présente à l’ambassade du Cameroun le 12 mars prochain.

 

Infections, absentéisme, discrimination : un problème sanitaire qui a des effets négatifs sur l’ensemble de la société

 

Une jeune africaine sur 10 ne va pas à l’école quand elle a ses règles ! Des toilettes insalubres quand elles existent, l’absence d’intimité pour se changer et la cherté des protections hygiéniques jetables sont autant de méfaits qui provoquent l’absentéisme scolaire.

Dans les zones rurales, c’est encore pire, le savoir ancestral basé sur des mousses qui permettaient d’absorber le flux sanguin s’est perdu.

Ce sont des moyens de fortune qui sont employés (morceaux de feuilles de bananiers, boues, morceaux de matelas, haillons, …) faisant peser un risque sanitaire important sur les femmes : infections, manque d’hygiène et surtout là encore absentéisme au travail qui pèse sur l’économie locale.

Un fléau qui est loin d’être éradiqué.

 

Pour lire l’intégralité du communiqué : cliquez ici