Lancement du plaidoyer du Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages

Le « plaidoyer pour les rivières sauvages » est lancé.  Il coïncide avec l’appel aux dons adressé au public par le Fonds pour la Conservation des Rivières sauvages. Il est l’occasion de démontrer comment les entreprises de toutes tailles et les particuliers peuvent contribuer efficacement à la conservation de la biodiversité.

En France, depuis quelques années, l’idée de conservation de la biodiversité imprègne de plus en plus fortement la conscience publique, comme le montrent le succès de divers livres, films, l’audience grandissante de diverses personnalités sur le sujet.[1] En août 2016, une nouvelle loi biodiversité été votée. Pour autant, des réticences demeurent. Afin de surmonter les divers obstacles, mieux avancer ensemble, le « programme Rivières Sauvages » s’est appuyé dès l’origine sur un fonds de dotation, une formule à mi-chemin entre la fondation et l’association afin de recueillir des  fonds privés permettant de promouvoir la préservation concrète, partagée de nos ultimes rivières sauvages.

« Dans une France qui souffre plus que dans beaucoup d’autres pays industriels, vu le poids du monde paysan jusqu’au milieu du XXe siècle d’une importante et relativement nouvelle fracture entre le monde rural et le monde urbain, il est complexe d’expliquer que la conservation de la nature s’adresse à toutes et tous, quel que soit son origine sociale, sa profession, son statut, sa culture, ses croyances, son niveau de richesse. Et encore plus difficile de faire comprendre qu’elle concerne avant tout ceux qui manquent de tout, ou de beaucoup, en deux mots, les personnes les plus vulnérables, les plus malmenées par la crise écologique, la crise économique et la crise du Sens, qui touche une partie en souffrance du monde rural, comme le montre la rébellion récente des Gilets jaunes » explique Martin Arnould, président du Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages.

Téléchargez ici le plaidoyer :  https://mp-c.eu/agence/wp-content/uploads/2019/11/Plaidoyer-FCRS-2019.11.12.pdf

Sensibiliser et impliquer l’ensemble des parties prenantes

Le Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages souhaite impliquer l’ensemble des parties prenantes : les rivières sauvages ne sont-elles pas des biens communs de l’Humanité ? Il a été créé en 2010 pour collecter des fonds privés qui viennent combler l’insuffisance des fonds publics. Cette initiative se situe dans le droit fil des « objectifs de développement durable » et notamment les Objectifs 13, 14 & 15 [2].

Entreprises et particuliers sont donc appelés à se mobiliser pour soutenir l’action du programme Rivières Sauvages via son fonds de dotation. En faisant un don au Fonds pour la Conservation des Rivières sauvages, les entreprises et les particuliers bénéficient d’une fiscalité avantageuse :

  • 60 % de déduction fiscale pour les entreprises
  • 66 % pour les particuliers

Comme le rappelle Gilles Pouzin dans son article du 13 novembre 2019 [3], c’est une forme de défiscalisation qui fait du bien !

Grâce aux soutiens privés, nous avons pu ces dernières années :

  • Préserver 26 rivières sauvages et ainsi contribuer à la préservation d’espèces patrimoniales, quelquefois menacées telles que le brochet méridional, des plécoptères rares, des loutres, des saumons, des cistudes, des naïades, des populations de chauves-souris et une flore non moins précieuse pour la biodiversité.
  • Co-financer des actions de recherche et d’études en général non prises en charge par les subventions publiques
  • Co-financer des animations pédagogiques sur les bassins labellisés « Site Rivières Sauvages » ;
  • Créer des outils multimédias et/ou permettre la réalisation de films
  • Promouvoir les Rivières sauvages sur l’ensemble de l’hexagone permettant ainsi aux territoires de candidater pour leurs rivières

Préserver la biodiversité c’est simple comme un clic ! 

Les entreprises ou les particuliers cliquez sur le lien suivant : https://soutenir.rivieres-sauvages.fr/don/

L’espace est sécurisé.

Les dons peuvent également être adressés :

 Dons 2019 Fonds pour la Conservation des Rivières sauvages
 Mairie de Ramasse 01250 Ramasse

Vous pouvez également flécher votre don en indiquant l’une des 26 rivières pour laquelle vous souhaitez faire un don

Voici la carte des rivières :

 

[1] Par exemple le succès des films de Jacques Perrin, et La marche de l’empereur / Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages d’août 2016

[2] https://www.agenda-2030.fr/odd/17-objectifs-de-developpement-durable-10

[3] https://votreargent.lexpress.fr/impots/philanthropie-la-defiscalisation-qui-fait-du-bien_2105466.html

En savoir davantage : 

Téléchargez le communiqué  intégralement : cliquez

Téléchargez  le plaidoyer : cliquez 

 

Vézeronce : Inauguration des panneaux d’interprétation

 

Inauguration des panneaux d’interprétation de sentiers, le 10 décembre 2019 à partir de 11h à la mairie de Surjoux

 

Le 10 décembre 2019, les panneaux d’interprétation de la Vézeronce au sein de l’Espace Naturel Sensible seront inaugurés en présence de Véronique Baude, vice-présidente du Département de l’Ain, Fréderic Malfait & Jean-Michel Rollet, maire et maire délégué de la commune de Surjoux-Lhôpital, et Marie-Pierre Medouga[1], présidente de l’Association du Réseau des Rivières Sauvages

 

La Vézeronce prend sa source à 1124 m d’altitude et se jette dans le Rhône sur la commune de Surjoux, à une altitude de 266 m. C’est une petite rivière d’environ 10 km comprenant trois sources principales. Elle s’écoule dans une vallée relativement encaissée et sauvage. C’est la deuxième Rivière Sauvage de l’Ain, de France et d’Europe. La candidature de la Vézeronce et de sa soeur jumelle la Dorche est portée par le département de l’Ain, en lien avec les communes de Surjoux-Lhopital pour la Vézeronce et Chanay pour la Dorche, les communautés de communes du Pays Bellegardien pour la Vézeronce et Pays de Seyssel pour la Dorche.

Elle a été reconnue en Espace Naturel Sensible par le Département de l’Ain en 2016. Elle a été labellisée “Site Rivières Sauvages” en avril 2016 et son programme d’actions correspond au programme Rivières Sauvages prévu sur 4 ans. L’Association du Réseau des Rivières Sauvages a été nommé gestionnaire de l’ENS Vézeronce Sauvage par le département en 2016. Elle gère et coordonne le programme d’actions ENS/Rivières Sauvages pour la conservation de ce joyau.

Sensibiliser les populations de manière transgénérationnelle.

Les panneaux d’interprétation ont été conçus pour valoriser ce joyau presque secret et caché qu’est la Vézeronce. Ils sont situés dans l’Espace Naturel Sensible, aux côtés d’une aire de pique-nique et d’un terrain de pétanque. Cette localisation permet à toutes les générations de se rencontrer autour de la rivière et de porter une attention plus soutenue à leur environnement. Les promeneurs et randonneurs pourront ainsi redécouvrir la faune et la flore qu’ils côtoient généralement sans les remarquer.

Le programme de l’inauguration des panneaux d’interprétation

A partir de 11 heures à la mairie de Surjoux :

11h00 : discours

11h30 : chanson ou poème des enfants de l’école de Chanay

11h40 : découverte du sentier d’interprétation

12h00 : pot suivi d’un court-métrage sur la Vézeronce et la Dorche Sauvages

[1] Ou son représentant

 

Le Label « Site Rivières Sauvages »

Le label « Site Rivières Sauvages » est fruit d’un long effort collectif qui réunit des acteurs de tous horizons : gestionnaires des bassins versants, institutions, collectivités territoriales, entreprises, associations de protection et gestionnaires des milieux naturels, riverains. Il a un double objectif : reconnaitre la naturalité extraordinaire des rivières de nos contrées ; honorer l’engagement, le travail, la détermination d’une communauté humaine d’un territoire.

Désormais porté par Le Réseau des Rivières Sauvages et le Fonds de dotation pour la Conservation des Rivières Sauvages, il se base sur 47 critères contrôlés par l’AFNOR. 26 rivières sont aujourd’hui labellisées : La Valserine, la Dorche, la Vézeronce, l’Arvière dans l’Ain, la Beaume et la Drobie en Ardèche, l’Estéron, le Cians, la Roudoule, la Clue d’Amen, le Vallon de Cante dans les Alpes Maritimes, le Chéran, le Nant d’Aillon, le Nant Bénin en Savoie et Haute Savoie, le Galeizon dans le Gard, le Taravo en Corse du Sud, le Travu et le Fangu en Haute Corse, l’Artoise dans l’Aisne, La Grande Leyre dans les Landes, le Léguer et le Guic en Bretagne, le Pic et la Gioune dans la Creuse et la Haute Dronne en Dordogne.

En savoir davantage sur les panneaux d’interprétation

Téléchargez le communiqué : cliquez

l’invitation (réservée à la presse et aux blogueurs) : cliquez

www.rivieres-sauvages.fr

Le réseau 2019 des rivières sauvages se réunit

  le logo de l'ARRS

Réunion annuelle du réseau 2019 des Rivières Sauvages  labellisées les 14 & 15 Novembre 2019  à Bourg en Bresse

 

C’est à Bourg en Bresse, dans le département de l’Ain qui comporte déjà 4 rivières labellisées et qui gèrent 3 sites « Espaces naturels sensibles, que se déroulera la quatrième réunion annuelle du réseau  2019 des « Sites Rivières Sauvages labellisés ». Alors que l’ARRS compte à présent 26 rivières labellisées (5 nouvelles rivières l’ont été en 2019), les gestionnaires du label ainsi que les territoires vont se retrouver pour travailler au nouveau programme 2020/2022 et préparer la transition. C’est aussi l’occasion d’échanger les bonnes pratiques et les retours d’expériences.

Département pilote, l’Ain a déjà 4 rivières labellisées sur son territoire : la Valserine, La Dorche, la Vézéronce et l’Arvière. La Pernaz, 5e rivière sera labellisée au début de l’année 2020. Mélanie Taquet, Chargée de mission Rhône Méditerranée et Corse anime et coordonne son territoire tout en gérant 3 espaces naturels sensibles. Au moment du renouvellement du label pour la Valserine, il était tout naturel de se retrouver dans l’Ain pour cette quatrième réunion et de montrer le dynamisme d’une association en pleine évolution.

 

Un réseau 2019 des Rivières Sauvages en plein développement

 

Depuis décembre 2018, l’Association du Réseau des Rivières Sauvages a repris la quasi-totalité du programme national et européen « Rivières sauvages » autrefois dévolu à ERN. Cette réorganisation a nécessité d’opérer une phase de transition et de changer la présidence en cours d’année. C’est actuellement Marie-Pierre Medouga qui la préside. Martin Arnould restant le président du Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages. C’est donc une gouvernance bicéphale pour le programme des Rivières sauvages.

 

Aujourd’hui, cette association (loi 1901), sise à Rumilly (74) :

  • Reçoit des subventions des partenaires publics,
  • perçoit les cotisations des gestionnaires et porteurs des programmes d’actions,
  • engage les salariés et prestataires dédiés à ce projet programme
  • travaille et collabore avec les institutions et les pouvoirs publics,
  • coordonne et anime les actions sur le territoire national.

Le Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages, rattaché à l’Association du Réseau des Rivières Sauvages,

est quant à lui, l’outil financier dédié au mécénat et aux partenariats privés. Les deux structures sont d’intérêt général.

 

Cliquez sur les liens pour télécharger les informations complémentaires :

L’invitation : cliquez

Le dossier de presse : cliquez

Le communiqué dans son intégralité :  cliquez

Le programme : cliquez

L’édito de Martin Arnould, Président du Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages

Martin Arnould : Le pouvoir du « Nous » pour fabriquer du « Commun »

C’est presque devenu une évidence, et c’est heureux : la conservation de la biodiversité prend de plus en plus de place dans nos consciences inquiètes. Quel monde allons-nous laisser à nos enfants, si le rythme annuel d’érosion du vivant, du moustique à l’éléphant, du plécoptère au saumon se poursuit ? Le récent rapport de l’IPBS aide à comprendre à quel point nous devons revoir notre modèle économique global, faire évoluer une culture qui s’est construite pour partie sur la domination outrancière de la nature.
Comment agir ? Comment, concrètement, chacun à son niveau, sa place dans le corps social, les institutions,
la cité, le monde rural, l’entreprise, comment faire pour enrayer la course à l’abîme ? Comment ne pas se replier sur soi, se protéger dans une vaine bulle de consommation et de déni ? Comment garder l’espérance ? En s’engageant, en travaillant ensemble pour contribuer à diverses échelles au changement.

En « faisant sa part », pour reprendre la belle image du Colibri, chère à Pierre Rabhi. Partout sur la planète, des initiatives remarquables fleurissent, pour changer le modèle agricole insoutenable, protéger les forêts, la mer, restaurer la « naturalité », changer la mobilité, réduite notre addiction au plastique, développer les énergies éoliennes, solaires, recréer des liens avec le Mystère du Vivant.
Pour ce qui touche à l’eau douce, aux fleuves, sources de vie, Rivières Sauvages est une de ces petites actions concrètes, enthousiasmantes. Elle mélange les savoirs, brasse le peuple et les élites, le terrain et les institutions, les entreprises, génère une incroyable énergie sur les territoires pour protéger efficacement la biodiversité, les paysages des cours d’eau les plus remarquables et les plus rares de notre pays.

Toute l’équipe, peu nombreuse, de Rivières Sauvages est sur le pont pour poursuivre l’aventure commencée en 2007, renforcer les outils, convaincre de nouveaux partenaires d’embarquer sur le navire pour gonfler sa voilure et voguer plus loin. Et cette équipe est en lien permanent avec des dizaines d’acteurs, privés, publics, riverains, pêcheurs, entreprises, chercheurs qui apportent leur goutte d’eau. C’est le pouvoir magnifique du « Nous », du collectif, de l’esprit d’ouverture, de la volonté de relever ensemble un défi immense, dans un
pays qui allume si facilement la mèche des conflits autour de l’écologie, qui a tant de mal avec le dialogue, la délibération, le pragmatisme, le compromis.

Rivières Sauvages avance, chers amis. Grâce à ce Nous. Ce Nous, et donc ce Vous. Nous avons besoin de vous pour continuer. Merci de faire connaître le programme autour de vous, d’y contribuer, d’une façon ou d’une autre, à l’entrée d’un automne que nous souhaitons propice au renforcement des actions diverses en faveur de cette biodiversité qui nous protège.

 

Martin Arnould

 

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Mécénat territorial de la Grande Leyre à Pissos

 

 

 

 Rencontres Itinérances Natures, du 20 au 22 septembre 2019, à Pissos

La Grande Leyre a obtenu le Label « Site Rivières Sauvages » en septembre 2017. Les actions prévues pour conserver ce magnifique joyau sauvage sont en cours. Un programme en partie financé par les institutions[1]. C’est la raison pour laquelle, une campagne de mécénat est lancée pour compléter les fonds publics. Elle vise notamment à sensibiliser les utilisateurs privés, amateurs de canoé-kayak, pêcheurs, et impliquer les entreprises du territoire. Elle se tiendra lors des Rencontres Itinérances Nature du 20 au 22 septembre 2019 à Pissos.

 

La Grande LEYRE, surnommée la Petite Amazone, prend sa source dans le département des Landes (40). Elle rencontre son principal affluent, la Petite LEYRE, puis se jette dans le bassin d’Arcachon, en Gironde (33), après un parcours depuis sa source de 116 km. La partie amont de la LEYRE est appelé la Grande LEYRE et correspond au tronçon labellisé de la LEYRE (depuis sa source jusqu’à sa confluence avec la Petite LEYRE). La Grande Leyre a été entièrement labellisée, soit un total de 55,4 km, en 2017. En savoir davantage  .

 

Mécénat territorial et sensibilisation des citoyens du territoire.

La grande Leyre est fréquentée en période estivale par de nombreux kayakistes (près de 10000 par an à hauteur de Pissos).

Plus de 95% de l’activité Kayak est encadrée par des professionnels particulièrement bien impliqués dans le projet « rivières sauvages » via le réseau des utilisateurs. Néanmoins, l’ensemble des actions de nettoyage sont financé uniquement par le Parc des Landes de Gascogne et les institutionnels. Aussi, ce lancement du mécénat territorial vise-t-il également les entreprises de location et leurs clients ainsi que les usagers.  La rivière est un environnement à protéger : il serait souhaitable que ceux qui bénéficient de ses services écosystémiques participent à son entretien, sa conservation et sa préservation.

 

Le Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages a souhaité que 70 % au moins des sommes recueillies sur le territoire lui reviennent sous la forme d’actions programmées. « Les 30 % restants sont consacrés aux actions nationales du réseau des sites Rivières sauvages labellisés » explique Denis Caudron, coordinateur national.

Les 3e Rencontres Itinérances Nature

Tous les deux ans, le Parc naturel régional des Landes de Gascogne en partenariat avec les acteurs locaux et la commune de Pissos (40), organise dans le cadre de sa démarche d’écotourisme et de son programme d’animations de territoire, deux jours exceptionnels d’échanges et de formation. La 3ème édition de cette manifestation originale et enrichissante pour appréhender les bons gestes de la randonnée sur plusieurs jours est programmée les (20), 21 et 22 septembre au cœur de la vallée de la Leyre, à Pissos, en Nouvelle Aquitaine.

https://rencontres-itinerances-nature.jimdo.com/

Voir le programme : https://mp-c.eu/agence/wp-content/uploads/2019/09/Dépliant_RIN_2019.pdf

 

 

Le dispositif  des 3e Rencontres Itinérances nature :

Les rivières sauvages auront un stand dans la grande tente en compagnie des permanents du Parc. Voir le plan : https://mp-c.eu/agence/wp-content/uploads/2019/09/plan_Pissos_A4.pdf

Martin Arnould, Président du fonds pour la conservation des rivières sera présent également.

[1] Agence de l’eau Adour Garonne, Région Nouvelle Aquitaine, Département des Landes.

 

 

Lire le communiqué dans son intégralité : cliquez ici

Le Guiers Mort, une rivière sauvage enfin préservée !

Le Guiers Mort, une rivière préservée !

Cérémonie de labellisation lors de la fête du Guiers le 27 juillet 2019

 

C’est fait ! Ce samedi 27 juillet 2019, à la base de Loisirs de la Diat à Saint Pierre de Charteuse, le Guiers Mort, l’un des joyaux sauvages de l’Isère sera officiellement labellisé « Sites Rivières Sauvages ». Les deux porteurs de projet : Le Parc naturel régional de Chartreuse et l’association de pêcheurs « Réciprocité Guiers ont donc le plaisir de faire entrer le Guiers Mort dans le club très fermé des 26 rivières sauvages labellisées de France

 

Un joyau de la biodiversité enfin préservé !

 

Le Guiers Mort, bien mal nommé tant ses eaux sont sauvages et poissonneuses est l’une des magnifiques rivières de l’Isère. Il rejoint le Guiers vif à Entre-deux-Guiers pour former le Guiers qui se jette ensuite dans le Rhône.  Le Guiers Mort est un torrent de montagne. La source de ce cours d’eau se situe à 1340 m d’altitude sur la commune de Saint-Pierre-de-Chartreuse, entre la Dent de Crolles (2062 m) et Perquelin (980 m). Les eaux proviennent d’un réseau karstique, ces eaux courantes s’écoulent vers le Nord-Ouest en direction de Saint-Laurent-du-Pont puis d’Entre-deux-Guiers. 20 km séparent la source d’Entre-deux-Guiers (confluence avec le Guiers vif). La labellisation porte sur le tronçon amont (12 km), c’est-à-dire de la source au site de Fourvoirie, à l’aval des gorges.

 

Un projet porté par le Parc naturel régional de Chartreuse, l’Association Réciprocité Guiers avec les acteurs locaux

 

La préservation du patrimoine naturel et, plus particulièrement, la préservation de la ressource en eau, fait partie des missions du Parc naturel régional de Chartreuse. En 2012, le Parc entame ses premières réflexions pour la protection des cours d’eau du massif. La partie amont du Guiers mort est identifié comme « labellisable ».

Engagé dans d’autres démarches comme les Territoires à Energie Positive, le Parc a dû mobiliser ses multiples compétences pour concilier les acteurs, trouver des compromis et faire valoir l’intérêt de la préservation du Guiers mort. « Le sujet est compliqué et il nous faut trouver des solutions innovantes pour combiner la protection des milieux naturels et notamment de certains sites remarquables comme le Guiers mort, et l’enjeu du besoin croissant en énergie. Mais le Parc se battra pour faire aboutir la labellisation Rivières Sauvages » a affirmé Dominique Escaron, Président du PNR de Chartreuse en 2017.

 

Le Guiers Mort : une rivière exceptionnelle :

  • Une rivière à fort potentiel comportant très peu de seuils et d’obstacles.
  • Une qualité morpho-écologique, physico-chimique remarquable.
  • Un transit sédimentaire peu perturbé
  • Le linéaire de berge stabilisé est très faible (1,41 %)
  • Aucune digue n’a été recensée, ni de dérivation effective.
  • La gestion de la faune piscicole est patrimoniale depuis plusieurs années

 

« Cet évènement est le fruit du travail d’une dizaine d’années à rencontrer l’ensemble des parties prenantes afin de recueillir l’approbation unanime du processus de labellisation. » Confirme Adrien Bertholio, Président de Réciprocités Guiers, co-porteur du projet.

Le programme de la cérémonie de la labellisation du Guiers Mort

Stand Parc de la Fête du Guiers (base de loisirs de la Diat, St Pierre de Chartreuse) à 11h :

– Remise du label

– Découverte de la rivière

 

Les personnes présentes :

Yannick PREBAY, Directeur régional de l’Agence de l’eau, sous la présidence d’honneur de Laurent WAUQUIEZ, Président de la Région Auvergne Rhône-Alpes,

Jean-Pierre BARBIER, Président du Conseil départemental de l’Isère,

 Stéphane GUSMEROLI, Maire de St Pierre de Chartreuse,

Jean-Louis MONIN, Maire de St Laurent du Pont,

Adrien BERTHOLIO, Président de Réciprocité Guiers,

Dominique ESCARON, Président du Parc naturel régional de Chartreuse,

 Christian LE DIOURON de l’AFNOR

Martin ARNOULD, Président du Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages représenté par Mélanie Taquet Chargée de mission du Territoire, Rhône Méditerranée & Corse

 

Et pour en savoir davantage :

Rivières sauvages : https://conservation.rivieres-sauvages.fr/

Parc naturel régional de Chartreuse : http://www.parc-chartreuse.net/

Réciprocités Guiers : http://www.guiers.fr/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 jours pour contribuer au financement des récits numériques

J-5  : participez au financement des récits numériques !

 

Voilà un exemple de récits :  cliquez ici

Une nouvelle aventure: les récits numérique

Nous sommes arrivés à près de 60 % de la collecte des 6000 € nécessaires pour lancer cette aventure numérique.
Il reste 5 jours pour participer, concrétiser, chers amis pêcheurs, randonneurs et autres naturalistes, photographes et simples amoureux des rivières sauvages. C’est le moment de nous rejoindre…En ce début d’été très chaud, les rivières sauvages souffrent moins que les autres cours d’eau dégradés : c’est le résultat de notre travail depuis 8 ans.

C’est pour cela que nous devons continuer à les protéger durablement, et c’est l’affaire de tous!
Ces récits numériques vont vous permettre de mieux découvrir ces rivières et les citoyens qui les protègent.

Deux professionnels du son et  de l’image à l’origine des récits numériques

Une innovation réalisée par Claude Pavelek et Alain Bujak, facilement partageable via les réseaux sociaux et pauvre en empreinte carbone.

Alain Bujak et Claude Pavelek sont photographe,cameraman, et auteurs de récits documentaires multimédias.

C’est un média sur lequel ils aiment collaborer. Chacun travaille à une écriture photographique, et sonore.

Les deux se complètent dans une narration, sensible et humaine. Ces petits récits multimédias, sont autant de voyages, d’immersions et de rencontres.

A propos des rivières sauvages

Le Label « Site Rivières Sauvages » Le label « Site Rivières Sauvages » est fruit d’un long effort collectif qui réunit des acteurs de tous horizons : gestionnaires
des bassins versants, institutions, collectivités territoriales, entreprises, associations de protection et gestionnaires des milieux naturels, riverains.
Il a un double objectif : reconnaître la naturalité extraordinaire des rivières de nos contrées ; honorer l’engagement, le travail, la détermination
d’une communauté humaine d’un territoire. Désormais porté par Le réseau des Rivières Sauvages et le Fonds de dotation pour la Conservation des
Rivières Sauvages, il se base sur 47 critères contrôlés par l’AFNOR. 25 rivières sont aujourd’hui labellisées : le Léguer et son affluent le Guic, l’Artoise, La Valserine, la Dorches et la Vézéronce, la Beaume et l’affluent la Drobie, le Taravo, le Nant Bénin, La grande Leyre, la Pic et la Gioune, le Fangu, le Travu, La Clue d’Amen, le vallon du Cante et le Cians, la Roudoule, l’Estéron et le Galeizon, le Chéran, la Dronne, le Nant Chaillon, l’Arvière.

Faites partie de cette grande famille, rejoignez-nous !  Pour financer c’est ici  : cliquez

En savoir davantage sur les rivières : www.rivieres-sauvages.fr 

 

 

Et de deux ! Le Travu est également labellisé « site rivière sauvage » niveau 3 !

Le 21 juin 2019, à partir de 10 heures à l’Espace Fiori di lumi à Chisà  se déroulera la cérémonie de la labellisation du Travu. Ce fleuve se jette dans la mer Tyrrhénienne, entre les deux communes de Ventiseri et Solaro. Le label est de niveau 3, le plus niveau jamais atteint par une rivière jusqu’ici. Il récompense les efforts du Parc naturel régional de Corse, porteur du projet et de l’ensemble des acteurs du bassin versant, pour maintenir une naturalité exceptionnelle.

 

Le fleuve du Travu est situé dans le département de la Haute-Corse et dans le département de la Corse du Sud. Il  se situe sur la côte orientale. Le Travu est le cours d’eau principal du bassin versant, avec une longueur de 32,5 km.  Son débit moyen est de 2,6 m3/s. Il prend sa source sur le canton de Zicavo puis conflue sur le canton de Prunelli di Fiumorbo. Il se jette dans la mer Tyrrhénienne, entre les deux communes de Ventiseri et Solaro. Le fleuve traverse 5 communes : Zicavo et Cozzano dans la Corse du sud et Chisa, Ventiseri et Solaro dans la Haute Corse . Cette surface importante est très majoritairement occupée par des zones naturelles de maquis et de forêts et un relief montagneux. C’est un fleuve très préservé et qui divague assez librement en aval. Ses qualités hydromorphologiques et physico-chimiques en font un fleuve labellisé au plus haut niveau : le 3ème et dernier.

« C’est une grande fierté que de voir l’ensemble des efforts de la population récompensée par ce niveau 3. A cette fierté, s’ajoute le sentiment du devoir accompli : laisser à nos enfants, une terre dont la biodiversité a été respectée. Une action qui oblige ceux qui poursuivront notre travail. » Jacques Costa

 

Une faune  et une flore endémiques particulièrement abondantes

Des insectes :  le Labarrus Lividus et la Lestes macrostigma

Des oiseaux : la tourterelle des bois ; le guêpier d’Europe ; le petit Gravelot,  la folaga

Des poissons dont la blennie fluviatile ; la truite Salmo trutta macrostigma.

Des plantes remarquables : le diotis blanc ; la gardamine de Grèce ; le genêt de l’Etna ; la mercuriale de Corse ; la renoncule à feuilles d’ophioglosse ; le sérapias négligé ; la vesce élevée. Des chauves-souris ont été recensées sur le fleuve : le vespertilion de Daubenton (Myotis daubentoni) et la noctule de Leisler (Nyctalus leisleri).

 

Le déroulé de la cérémonie de la labellisation

10h00 : Accueil des invités

10h30-12h30 :

Accueil par Monsieur Jacques Costa, Président du Syndicat Mixte du PNRC

Accueil par Monsieur Michel Galinier, Maire de Chisà

Discours officiels

Remise du label

Présentation du site labellisé

12h30-14h00 : Buffet offert (sur place)

14h00 : Visite de la vallée du Travu

 

 

 

Pour en savoir davantage  sur le Travu :

 

Télécharger le communiqué : cliquez ici

En savoir davantage sur le Parc naturel régional de  Corse : cliquez là 

 

Forza Fangu ! Il sera labellisé »Site Rivières Sauvages » le 20 juin 2019

Le 20 juin 2019, à partir de 10 heures à la tour génoise de Galeria se déroulera la cérémonie de la labellisation du Fangu, ce fleuve côtier de Haute Corse. Une distinction qui récompense les efforts du Parc naturel régional de Corse, porteur du projet et de l’ensemble des acteurs du bassin versant, pour préserver ce joyau.

Le bassin versant du Fangu est situé dans le département de la Haute Corse sur la façade occidentale de l’île. Sa superficie est de 235 km². Il regroupe trois communes : Galéria qui occupe toute la basse vallée du Fangu, Manso dans la partie amont, et la commune de Calenzana qui occupe le haut Marsulinu au nord.

C’est un bassin versant dit de de montagne, drainé par des cours d’eau torrentiels aux cours peu sinueux et très encaissés. Il se situe entre mer et montagne puisque le Fangu se jette dans la baie de Galéria.

C’est un fleuve très préservé et les paysages qu’il a creusés font partie des plus beaux de Corse.

Une faune et une flore endémiques particulièrement abondantes

En effet, près d’une quarantaine d’espèces d’oiseaux nichent dans la vallée du Fangu. Parmi ces derniers, le gypaète barbu et l’aigle royal, l’autour des palombes, la sitelle.

Mais le territoire est riche également en amphibiens. On trouve l’Euprocte de Corse, la salamandre de Corse en forêt du Fangu, le Discoglosse sarde jusqu’à 1300 m d’altitude, la rainette verte de Sardaigne, qui cohabite avec le Discoglosse corse ou le crapaud vert, en truites endémiques (la Fario et la truite de Corse). On dénombre une groupe d’une cinquantaine de mouflons.

« Une labellisation que toute la région de Calenzana attendait tant la beauté du Fangu est célébrée depuis des centaines d’années » affirme le président du Parc naturel régional de Corse M. Jacques Costa, président du Parc naturel Régional de Corse.

 

Le déroulé de la cérémonie de la labellisation

 

10h00 : Accueil des invités

 

10h30-12h30 :

  • Accueil par Monsieur Jacques Costa, Président du Syndicat Mixte du PNRC
  • Accueil par Monsieur Jean Marie Seité, Maire de Galeria
  • Discours officiels
  • Remise du label
  • Présentation du site labellisé

12h30-14h00 : Buffet offert (sur place)

14h00 : Visite du delta du Fangu en canoé kayak (sur inscription)

 

 

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crédits photos : PNR -N.ROBERT

Campagne de mécénat et de partenariat pour la Valserine

Renouvellement du label de la Valserine, 1ère Rivière Sauvage de France

Le 4 juin 2019 à 18h30 Salle des Etournelles à  Valserhône dans l’Ain (01)

 

Le 4 juin 2019, à Bellegarde sur Valserine est un jour qui fera date : c’est le lancement de la campagne de partenariat public/Privé et de mécénat territorial de la Valserine. L’objectif ? Informer, sensibiliser et mobiliser les partenaires et mécènes et les nouveaux donateurs du bassin versant de la Valserine.  Cette dernière se prépare au renouvellement de sa labellisation.  Le label « Site Rivières Sauvages »  lui a en effet, été octroyé en 2014 pour une durée de 5 ans pour sa qualité de milieu exemplaire qu’il faut préserver. L’entreprise Aerocan, qui participe activement aux actions, appuiera le Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages dans cette opération de sensibilisation des donateurs.

 

Le mécénat territorial et le partenariat : informer & sensibiliser pour mieux préserver

 

Puisque le territoire est au centre du projet, tous les acteurs du bassin versant de la rivière labellisée ou labellisable doivent être informés et sensibilisés : il faut en effet que les citoyens et les entreprises puissent contribuer au programme d’actions de préservation. En effet, ce programme est ouvert et participatif.

Le Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages a souhaité que 70 % au moins des sommes recueillies sur le territoire lui reviennent sous la forme d’actions programmées. « En réalité, ce sont 100 % des fonds qui sont réinvestis sur les territoires ruraux ou dans des actions au bénéfice du réseau des Rivières sauvages » explique Denis Caudron, coordinateur national.

 

Recueillir des dons ou du soutien et des contributions pour le programme d’actions 2019/2025

 

L’objectif est d’informer et de sensibiliser les partenaires, mécènes et donateurs tout en présentant les différentes actions de préservation qui seront programmées en 2019/2025 pour la Valserine. La rivière est en effet candidate à une seconde labellisation. La première a permis de mobiliser les acteurs publics avec succès : en 5 ans, plus de 931 000 € ont été utilement dépensés et plus de 80 % des actions prévues effectuées.  La première rivière sauvage labellisée en France (c’était en 2014) a servi de pilote et donné l’exemple. Aujourd’hui pour le renouvellement de labellisation, il s’agit de poursuivre la restauration de la continuité écologique, gérer les plantes invasives et conserver quelques ouvrages patrimoniaux tel le Pont de Rouffy par exemple.

 

Renouvellement du label en vue pour ce joyau de la biodiversité 

La Valserine est sans conteste l’un des plus beaux joyaux du département de l’Ain, et plus généralement de France, moteur en matière de préservation de la biodiversité. Il faut aussi gérer l’un de ses affluents : la Semine.  Cela nécessite des acquisitions foncières, de lutter contre les pollutions et les dépôts sauvages,  de restaurer ou de créer des systèmes d’assainissements des eaux usées. Autant d’opérations coûteuses qui ne peuvent se faire sans l’aide financière du grand public.

 

Aerocan est un partenaire très investi dans ce programme. En effet, la filiale de la multinationale Ball,  accepte de faire des actions de sensibilisation en matière de gestes plus écologiques dans le cadre de sa production.

 

Pour y aller ?

 

Le lieu :   Salle des étournelles 98 route des Etournelles, Châtillon en Michaille, 01250 Valserhône

L’horaire : 4 juin 2019 à 18h30

 

 

Et pour en savoir davantage  sur le renouvellement du label :

Rivières sauvages : https://conservation.rivieres-sauvages.fr/

 

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